Car nous sommes nombreux.

juil 02
2009

Et un autre petit dialogue.

- J’ai l’impression d’avoir déjà vu ces personnes.
- Bah.. Ça arrive souvent.
- Non, là, c’est exactement les mêmes à des endroits différents.
- Les gens se déplacent, tu sais ?
- Non, non, tu comprends pas ! Eux, là, par exemple. Je les ai vus y’a cinq minutes au parking de la gare et les voilà devant ce magasin. C’est impossible de se déplacer si vite !
- Ben on l’a bien fait, nous.
- On est en voiture, eux à pieds.
- Ah..
- Aaah ! Et regarde là, c’est encore eux ! Et là aussi !
- Il n’y a plus qu’eux comme gens.
- eux et nous..

Lire en s’amusant

juin 28
2009

Depuis décembre 2008, Nintendo propose au marché anglophone, une cartouche regroupant 100 classiques de la littérature anglaise.

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Je n’ai pas trouvé de chiffres de vente mais je doute que sortir une compile de classiques donnent plus envie de les lire. Au mieux ça donnera bonne conscience aux grand-parents hésitant devant un GTA et ayant pour recommandation d’acheter un jeu vidéo pour la console du petit. Ceci dit, c’est la collaboration HarpersCollins et le géant du jeu vidéo qui est à noter, imaginons d’autres accords avec des maisons d’éditions qui favoriseraient un renouveau de la lecture, une expérience de lecture numérique, un peu comme les livres dont nous étions les héros. Le jeu vidéo étant devenu une source de lecture, je pense qu’il y a une piste fourmillant de possibilités, une piste à explorer.

Plus sexy que votre bibliothécaire ?

juin 25
2009

L’hiver dernier en amérique du nord (Canada inclus), on a pu voir dans tous les lieux publics liés aux déplacements (aéroports, métros, bus..) une campagne de pub pour les readers de Sony qui disait : “plus sexy qu’un(e) bibliothécaire.”

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Évidement, ceci a provoqué un taulé dans la profession, certains appelant même au boycott. Pour ma part, je trouve toujours drôle de jouer avec les préjugés parce qu’il faut avouer que lorsqu’on nous parle de bibliothécaire on a plus le souvenir de Mme Pinchon, chignon tiré 4 épingles et le “chut” intenpestif, plutôt que Pamela Anderson, pose lascive sur une pile de bouquins. Pour ceux que le débat intéresse, vous pouvez aller faire un tour chez pirathécaire.

pamelaanderson_books

nb : et oui, tout comme Mme pinchon, Pamela et les bouquins ça a vraiment existé, ça s’appelait Stacked (en).

spend me

juin 22
2009

- la vie en rose ?
- rose sale alors.
- ça doit pouvoir se laver.
- pour redevenir blanc ?
- j’imagine.
- je crois que je préfère rester sale..

Voilà, comme dit par là, un petit dialogue jeté à la va vite. Celui-ci a été pensé dans le métro dans un moment d’égarement. Ces moments où on déscotche de sa lecture (Prévert), ces moments où on regarde par la vitre le quai, les gens, les 4 par 3 sans vraiment voir quelque chose.

apercevoir le futur

juin 18
2009

Ce matin, coincé dans les embouteillages, je zappais entre France Inter et France Info, quand un sujet sur le Prix de l’inaperçu mit fin à mon zapping.

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L’initiative de base est plutôt bonne. Partant du constat que :
1 - les rentrées littéraires sont de plus en plus fournies (environ 800 nouveaux titres à chaque rentrée),
2 - les libraires, les médias ne peuvent pas lire et parler de tout ces livres (on nous parle d’au maximum 200 livres),
3 - parmi les 400 bouquins dont on ne parle pas, il doit bien y en avoir des formidables.
Nils C. Ahl, Benjamin Fau et Stéphane Rose ont donc eu l’idée de créer ce drôle de prix, pour récompenser une œuvre qui n’était pas reconnu à sa juste valeur. Conscients aussi qu’il y aura toujours des ouvrages qui resteront inconnus de la majorité.

Alors, je ne rentrerai pas dans le débat “Y a-t-il déjà trop de prix littéraire ?” Je n’en sais rien (quoique..). Non, je me demande plutôt comment les choses seront amenées à évoluer avec les usages numériques.

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Il est certain qu’il n’y aura pas moins de livres aux prochaines rentrées, alors comment utiliser le numérique pour promouvoir ces nouveaux livres ? On peut citer ePagine qui a apporté un début de réponse en proposant avec quelques éditeurs un service presse destiné aux libraires. Les retours ont semble t-il été positifs puisque l’opération est reconduite cette année. Y aura-t-il un prix du numérique ? Ce qui pourrait pousser peut-être les éditeurs à créer des versions dédiées au numérique et non plus faire des copié-collés de version papier. Est-ce que le numérique ne va pas rajouter une couche (celle de trop) à la surproduction littéraire déjà existante ? Si oui, il faudra alors miser sur la fructification de la longue traine, avec des systèmes comme l’impression à la demande, ou le service AmazonEncore, et en inventer d’autres…

Manga Mode

juin 15
2009

J’ai lu cette news chez Sbebiwan et je m’en fais le relais (avec son aimable autorisation).

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Enfin, si vous êtes chez Bouygues Telecom en tout cas, puisque c’est en partenariat avec l’opérateur français que NTT DOCOMO lance le service de téléchargement de mangas sur mobile MANGA MODE™. Pour le moment, seuls des mangas de l’éditeur Shueisha sont disponibles avec Dragon Ball, Naruto et Death Note. Je n’ai pas le détail des prix par mangas, la seule chose précisée concernant les tarifs est que pour 3 euros par mois, les abonnés au service Manga Mode auront 35 points à dépenser pour télécharger des mangas. Si des abonnés Bouygues passent par là et testent le service, je veux bien connaitre le détail des prix par manga et la qualité des images.

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On savait que la lecture de contenu numérique au Japon était plus que répandue, elle est intégrée. On se demandait quand est-ce que ça allait se démocratiser en France. Si je pensais bien que ça viendrait par natifs du numérique, je ne savais pas comment ça arriverait. Imaginant plutôt un débordement de l’utilisation dans le cadre scolaire à la vie quotidienne. Avec l’annonce de BouyguesTelecom, il semblerait que ça arrive par les smartphone et la BD.
Alors oui, il y a la société AveComics qui fait un excellent travail sur la transcription de bd sur les smartphone et qu’on a pu voir sur le dernier salon du livre. Mais cela reste relativement cantonné à l’appstore et je n’ai pas vu énormément de communication sur le sujet (manque de moyens ?) et le catalogue reste encore et toujours insuffisant.

Pour en revenir à l’annonce de bouygues Telecom, je vois deux points intéressants :

Le premier : La sortie du bois des opérateurs de téléphonie mobile, opérateurs qui génère tout de même 31,3 milliard d’euros de chiffre d’affaire pour Bouygues contre 2,159 milliards € pour Hachette par exemple (chiffre d’affaire 2008). Les opérateurs de télephonie mobile ont donc des moyens importants pour acquérir du contenu et le diffuser. Opérateurs qui bien sur n’allaient pas se priver pour prendre leur part du gâteau vu le succès de l’iphone (483 530 ventes en France) et sentant un marché potentiel. Cependant, le fait de choisir le manga n’est pas anodin lui aussi. Qui utilise à outrance son téléphone ? Qui est susceptible de propager des nouveaux usages ? Qui a un penchant pour le manga ? Les digital natives évidemment ! Et les voilà, nos externalités de réseaux dont parlait Françoise BenHamou chez CapDigital, en expliquant que c’était une condition nécessaire à la construction d’un marché.

Le deuxième point : c’est le choix du manga, des blockbusters éditoriaux comme Naruto, Dragon Ball, Death Note adaptés en jeux vidéos, films et autres produits dérivés. Des titres ayant maintes fois prouvés qu’ils étaient rentables. Bouygues ne prend donc pas de risques ou très peu. Et si l’expérience est concluante, offrir un catalogue étoffé peut se faire rapidement et il ne faudra pas longtemps techniquement pour le basculer sur le service MangaMode, en utilisant directement le pdf imprimeur.

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Un dernier point que je trouve intéressant. Par rapport au manga en lui même, de par ses différentes caractéristiques : généralement en noir et blanc, d’un format se rapprochant du poche, du découpage en chapitre, des différents publics auquel il peut s’adresser… Le manga est pour moi un excellent vecteur de propagation de l’édition numérique et de ses usages. Le contenu idéal pour promouvoir les liseuses chez une large partie de la population et/ou tester des façons de vendre le numérique (vente au chapitre par exemple).

A lire :
l’excellente thèse de Danah Boyd sur les usages des réseaux sociaux par les adolescents américains.
Le communiqué de presse de NTT DOCOMO (eng).

à pieds joints

juin 14
2009

Parmi les petites choses auxquelles j’aime m’adonner, il y a la création de très courts dialogues.

Je ne sais pas d’où ça vient, un goût pour l’écriture, pour les petites scenettes du quotidien ou une certaine admiration pour ceux qui arrivent à trouver quoi dire au bon moment, vous savez ceux qui ne se disent pas 3h après, la tête collée à la vitre du métro : “Haaa, j’aurais dû lui dire ça !!”

Bref , j’aime bien les petits dialogues et en voici un :

- on y va ?
- on va où ?
- là-bas.
- c’est loin là-bas, non ?
- un peu, mais c’est bien. Alors, tu viens ?
- oui, j’arrive. attends.

Eteignez la TV et allez lire un peu

juin 12
2009

Une autre vidéo parodiant le kindle chez CollegeHumour avec le Kindle 3.
Merci à Yann A ;)

Une histoire de taille

juin 12
2009

Il y a un mois, on a pu voir cette vidéo :

Parodiant allègrement le kindle d’Amazon, et surtout l’annonce faite d’en sortir un plus grand pour la fin de l’année : le Kindle DX qui sera principalement destiné à la presse.

Cette vidéo, m’a évidement fait rire, mais elle m’a aussi fait réaliser qu’aux Etats-Unis, les liseuses via le kindle sont rentrées dans la vie courante. Certes si l’on compare le nombre de kindles vendus (500 000 de la 1ère génération et 300 000 de la 2ème génération en à peine 1 mois 1/2 - src : idate) à la population américaine (305 529 237 habitants au 1er janvier 2009), cela ne nous fait pas un gros rapport. Mais les ventes augmentent très vite et les médias en parlent de plus en plus. Pour bien vous en convaincre :

(vu chez Aldus2006)

Comme prochaine étape, j’imagine aisément l’usage générique du nom “kindle” pour désigner les liseuses suivant le vieux principe du nommer la marque pour désigner l’objet.  La même chose avec “epub” pour désigner tout fichier numérique, bien que le terme exact serait “ebook“.

Enfin, tout ça dérangera surement quelques défenseurs du juste mot, mais d’un autre côté lorsque les gens se simplifient la vie en renomant les choses c’est justement signe que la chose est rentrée dans leur vie !

La peur de l’inconnu

juin 09
2009

Il est intéressant (aberrant? déprimant?) de voir comme les gens sont, avant tout premier contact avec une liseuse, opposés.

Qu’ils soient jeunes ou vieux, les personnes avec qui j’ai pu m’entretenir sur le sujet se sont montrés farouchement opposés. D’ailleurs les plus virulents ne sont peut-être pas ceux auxquels on pourrait penser. J’ai précisé avant car après avoir eu l’objet en main, la plupart changent d’avis. Du “Ha, j’imaginais pas ça comme ça” au “On s’y fait vite” en passant par le “C’est pas si désagréable…“, les propos se modèrent et on sent l’envie d’explorer un peu plus les fonctionnalités de la machine. Ouf, la curiosité reste encore un bon vecteur de promotion.

liseuse

Je ne peux pas (trop) les blâmer, s’imaginer lire du numérique revient à s’imaginer lire sur son écran d’ordinateur (aujourd’hui le principal outil de lecture). S’imaginer lire du numérique sur un support mobile revient généralement à s’imaginer lire sur un téléphone portable. Certes, il est pratique de pouvoir lire ses tweets et autres RSS sur son iphone, mais ne serait-ce qu’essayer de lire un roman est rapidement fatiguant.

Une autre raison,  si les gens n’y croient pas ou restent sceptiques, est que pour eux LIRE, c’est lire un roman. Or, nous ne lisons pas que des romans (re-ouf) et les liseuses trouvent déjà et trouveront de plus en plus des utilisations dans les champs professionnels, scolaires, universitaires. Plus besoin d’avoir les 5 tomes de 800 pages de la notice du réacteur du futur Airbus, ni besoin d’avoir à trouver un rangement pour ces bouquins dont nous lisons juste 3 pages pour rédiger notre mémoire.

Ainsi, je crois sincèrement que le livre numérique ne remplacera pas le livre papier, car au fond, c’est ça la grande peur. Le livre papier et le livre numérique ont chacuns leur place définies par leurs usages. Des usages pour le numérique qui ne cessent d’explorer des nouvelles voies comme au Japon où un nouveau genre de littérature à même vu le jour.

A lire sur le sujet :

Le japon à l’ère du best-seller numérique

Japon : la révolution du roman écrit sur mobile

Au Japon, le téléphone sert.. à lire

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